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Sylvotherapie/bain de forêt

QUELLES SONT LES ORIGINES DE LA SYLVOTHERAPIE ET DES BAINS DE FORÊT ?

Nos ancêtres percevaient la nature à la fois comme protectrice et dangereuse, comme le montrent de nombreux mythes et légendes. Ils tiraient profit des plantes médicinales et de la connexion à la nature, conscients de ses bienfaits pour la guérison physique et spirituelle. Ce lien avec la nature se retrouvait dans diverses cultures, comme chez les Celtes, les peuples autochtones d’Amérique du Nord, et dans la médecine ayurvédique en Inde.

Cependant, avec l’avènement de la science, l’intérêt pour la nature a diminué, et son contact direct, souvent perçu comme risqué, a été négligé, particulièrement au Moyen Âge, où même les médecins déconseillaient l'air pur. Ce n’est qu’à partir du 20ème siècle que l’intérêt pour la nature et les thérapies naturelles a resurgi.

QUELQUES EXPLICATIONS 

En 1981, Tomohide Akiyama, directeur de l’Agence forestière du Japon, a constaté que ses concitoyens préféraient rester en ville, délaissant les forêts. Pour remédier à cela, il a créé le concept de bain de forêt, officiellement lancé en 1982. Bien que les débuts aient été timides, la pratique a rapidement gagné en popularité.

Dans les années 1990, les bienfaits du shinrin-yoku ont attiré l’attention de chercheurs japonais, qui ont observé des améliorations de la santé physique et mentale des pratiquants, notamment une réduction des pathologies respiratoires, cardiovasculaires et du stress. En 1990, Yoshifumi Miyazaki a commencé ses premières études scientifiques sur le sujet, qui ont été suivies par la communauté scientifique internationale.

En 2003, Miyazaki a publié ses recherches, établissant les bases de la thérapie forestière. L'Agence forestière a financé sa propre étude en 2004 et a commencé à promouvoir la sylvothérapie dans les universités et entreprises comme forme de médecine préventive.

 

En 2005, les termes « chemin thérapeutique », « sylvothérapie » et « sylvothérapeute » ont été protégés légalement, et en 2006, l’Agence forestière a établi une liste des forêts essentielles pour la sylvothérapie.

DEFINITIONS 

Le Shinrin-yoku, ou « thérapie forestière », est une pratique japonaise développée dans les années 1980 par le Dr Qing Li, expert en médecine environnementale.

Inspirée des traditions shintoïstes et bouddhistes, cette pratique consiste à s'immerger lentement dans la nature, en particulier les forêts, pour en tirer des bienfaits physiques et mentaux.

Elle vise à réduire le stress, améliorer le bien-être, renforcer la concentration et le système immunitaire.

La pleine conscience est au cœur de cette méthode, qui encourage à respirer profondément, écouter les sons de la nature, toucher les arbres et se reconnecter à l'environnement.

Les phytoncides, composés naturels des plantes, jouent un rôle dans ces effets bénéfiques.

Des études scientifiques ont prouvé que passer du temps dans la nature réduit les niveaux de cortisol (hormone du stress) et améliore l’humeur.

Un rapport publié dans Environmental Health and Preventive Medicine a également montré que cette pratique permettait de baisser la pression artérielle et de stabiliser le rythme cardiaque

Les Bains de Forêt, une pratique japonaise d'origine, visent à renforcer le bien-être en favorisant la connexion avec la nature.

Ils améliorent la capacité à s'adapter au changement de manière saine et positive.

Cette activité, qui englobe des aspects de la santé, de l'écologie et de la santé planétaire, est centrée sur la relation avec la Terre Mère (Pachamama ou Gaïa).

Souvent perçue comme une activité touristique, elle consiste à se promener en forêt, à observer la nature, à respirer l'air pur et à réduire le stress.

Il n'est pas nécessaire d'être expert : même une simple marche pieds nus dans un parc peut apporter ces bienfaits. En français, le terme désigne parfois des pratiques similaires au Shinrin-yoku sans en être strictement dérivé.

​La sylvothérapie, bien que moins connue que le Shinrin-yoku, est une méthode thérapeutique qui utilise les éléments naturels, notamment les plantes, les forêts et les montagnes, pour favoriser la guérison et le bien-être. Elle adopte une approche plus globale de la nature et est pratiquée sous la guidance de thérapeutes formés. Contrairement aux bains de forêt informels, la sylvothérapie est structurée et comprend des exercices spécifiques pour améliorer la santé mentale, émotionnelle et physique.

Parmi les pratiques utilisées, on trouve des exercices de respiration, de méditation, de visualisation, ainsi que des activités corporelles comme le yoga ou le tai-chi.

Elle peut également inclure la culture de plantes et des rituels de guérison, dans le cadre d'une relation thérapeutique avec la nature.

POURQUOI SE TOURNER VERS LA NATURE ?

Après deux siècles marqués par l’exode rural vers les villes, un mouvement inverse émerge aujourd’hui, avec un regain d’intérêt pour les approches naturelles de santé. Dans ce contexte, la sylvothérapie s’impose progressivement comme une pratique reconnue, soutenue à la fois par des recherches scientifiques et des savoirs anciens, notamment redécouverts en Occident à partir des années 60.

Les forêts apparaissent ainsi comme des alliées essentielles, tant pour l’environnement que pour la santé humaine : elles purifient l’air, régulent le climat et soutiennent les ressources naturelles. Sur le plan du bien-être, les bains de forêt contribuent à réduire le stress, l’anxiété et les risques de maladies, tandis que les espaces verts favorisent la détente et l’activité physique.

Enfin, les forêts jouent aussi un rôle thérapeutique indirect en fournissant des plantes médicinales précieuses et en réduisant les nuisances comme le bruit, confirmant leur importance globale dans l’équilibre écologique et la santé humaine.

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